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Augmenter l’autoconsommation de vos panneaux solaires de 30 à 80 % : comment faire ? « Toute l’énergie est directement injectée dans la chaudière.

Paru dans "Het laatste nieuws"
6 mai 2026 par
Augmenter l’autoconsommation de vos panneaux solaires de 30 à 80 % : comment faire ? « Toute l’énergie est directement injectée dans la chaudière.
Serge Delchambre

Augmenter l’autoconsommation de vos panneaux solaires de 30 à 80 % : comment faire ? « Toute l’énergie est directement injectée dans la chaudière. 

Malheureusement, quiconque injecte de l'énergie solaire dans le réseau ne récupère qu'une fraction de son investissement. Mais avant d'investir dans une batterie domestique, il existe une solution plus économique déjà présente chez vous : votre chaudière. En gérant intelligemment la production d'eau chaude, vous transformez un simple appareil en une batterie thermique qui porte sans effort votre autoconsommation à 80 %.

Limite d'autoconsommation électrique atteinte ?

D'après les derniers chiffres de VEKA, la Flandre compte 1 071 810 installations de panneaux solaires. Cela représente une quantité considérable d'énergie solaire disponible pour l'autoconsommation. Cependant, de plus en plus de foyers atteignent les limites de leur autoconsommation électrique. Bien sûr, il est possible de faire fonctionner le lave-linge ou le lave-vaisselle en journée, mais cette consommation reste relativement faible. La consommation la plus importante dans un foyer est liée à la production d'eau chaude sanitaire et au chauffage au gaz ou au fioul .

Récupérer l'énergie solaire excédentaire

C’est précisément le principe sur lequel misent Soliseco et my-PV. Ces deux entreprises proposent des solutions abordables pour accroître votre autoconsommation. Elles y parviennent en récupérant le surplus d’électricité produit par vos panneaux solaires pour fabriquer de l’eau chaude. Émilien Feron, de Soliseco, explique : « Au lieu d’injecter votre énergie solaire dans le réseau à un coût exorbitant, vous l’utilisez pour chauffer l’eau. Vous remplacez ainsi les énergies fossiles par une énergie gratuite et autoproduite. Vous devenez immédiatement moins dépendant des aléas géopolitiques et des fluctuations du prix de l’énergie. »

Comment fonctionne concrètement une batterie thermique ?

La technologie est étonnamment simple : un système de contrôle intelligent mesure votre surplus d’énergie grâce au compteur numérique et l’envoie à une résistance électrique située dans votre réservoir (de stockage). « Une batterie domestique de 10 à 15 kWh coûte rapidement plusieurs milliers d’euros », explique Roel Defrancq de my-PV. « Un réservoir d’eau fait office de batterie thermique, un système que vous possédez souvent déjà chez vous. Que vous vous chauffiez au fioul , au gaz , aux granulés ou avec une pompe à chaleur , il fonctionne dans tous les cas. Pour ceux qui possèdent déjà une batterie, c’est le complément idéal. La batterie est souvent pleine dès 11 h du matin. Le reste de la journée, vous pouvez stocker cette énergie dans votre réservoir d’eau. »

Autoconsommation jusqu'à 80 %

Sans système de suivi, l'autoconsommation d'une famille moyenne avoisine les 30 %. Avec une batterie domestique, elle passe à 50-55 %. Grâce au stockage thermique, elle atteint 70 à 80 %, avec ou sans batterie. Feron témoigne : « Nous constatons même chez certains clients des taux d'autoconsommation de 85 à 90 % en février et mars. Toute l'énergie produite par le toit est directement injectée dans la chaudière . » Investir dans des panneaux solaires prend ainsi une toute nouvelle dimension.

Calculez vos économies.

Vous vous demandez combien vous pouvez économiser en optimisant votre autoconsommation grâce à des panneaux solaires ou une batterie (thermique) ? Chaque maison et chaque toiture étant unique, il est conseillé de demander plusieurs devis pour des panneaux solaires et des batteries domestiques et de les comparer.

Pas besoin de gaz ni de fioul pendant huit mois de l'année

D'après les experts, sur l'ensemble de l'année, cette méthode permet de se passer facilement du gaz ou du fioul pour la production d'eau chaude sanitaire pendant environ huit mois. « Cela représente une réduction de près de 50 % de votre consommation », explique Feron. Le reste de l'année, un système hybride peut être utilisé. « Par temps ensoleillé, le chauffe-eau instantané chauffe l'eau à 65 °C, par exemple. Si la température descend en dessous de 45 °C, la chaudière classique prend le relais. Ainsi, vous bénéficiez d'un confort optimal tout en minimisant votre consommation d'énergies fossiles. »

période de retour sur investissement de deux ans

L'un des principaux atouts est sa facilité d'accès. Généralement, aucun gros travaux de démolition n'est nécessaire et, surtout, le coût est abordable. Defrancq : « Si vous possédez déjà une chaudière, vous êtes paré pour environ 1 500 euros, installation comprise. En utilisant ce système pour réduire votre consommation de fioul, de granulés ou de gaz pendant six mois de l'année, vous amortirez l'investissement en moins de deux ans. » Feron : « Avec nous, la solution complète, installation comprise, revient à environ 1 000 à 3 000 euros, selon la complexité. Comparé à une batterie électrique, le stockage thermique est deux à cinq fois moins cher par kWh de capacité installée. »

Conseils de la rédaction de Livios :

Une batterie domestique coûte facilement entre 5 000 et 10 000 euros . En revanche, un système de régulation intelligent pour votre chaudière électrique est souvent disponible à partir de 1 000 euros seulement. Par conséquent, pour une famille moyenne équipée de panneaux solaires, le retour sur investissement de cette « batterie à eau » est bien plus rapide que celui d’une batterie traditionnelle.

Compatible avec toutes les chaudières de chauffage

De plus, le système est compatible avec la quasi-totalité des chaudières, des anciennes installations au fioul aux chaudières à condensation au gaz modernes. Defrancq explique : « Les solutions my-PV sont sans limites. Elles s’intègrent facilement à presque toutes les installations existantes, avec ou sans batterie et avec ou sans compteur numérique. Elles sont également compatibles avec les systèmes de gestion de l’énergie et même la domotique . Par ailleurs, la tarification dynamique des produits my-PV permet de rendre possible la conversion d’un système de chauffage aux énergies fossiles en énergie durable, même sans panneaux solaires. »

Pompe à chaleur et résistance électrique

Même si vous possédez une pompe à chaleur, un radiateur électrique à résistance peut s'avérer utile. « Une pompe à chaleur est plus efficace, mais son compresseur n'apprécie pas les démarrages et arrêts incessants au gré des variations de la luminosité », explique Defrancq. « Un radiateur électrique à résistance, lui, gère sans problème ces petites variations de température. »

Priorités intelligentes

Les personnes disposant d'une borne de recharge ou d'une batterie domestique n'ont pas à craindre d'interférences entre les systèmes. Les commandes sont intelligentes et fonctionnent généralement en dernier. « Le boîtier Soliseco surveille le surplus d'énergie sur le compteur numérique », explique Feron. « Lorsque vous rentrez chez vous et branchez votre voiture, le surplus disparaît et le chauffage de l'eau s'arrête immédiatement. La voiture ou la batterie est prioritaire, et l'eau chaude sanitaire complète le reste. »

Conclusion

Le stockage thermique est avant tout une évidence pour :

  • Les familles disposant d'un compteur numérique et souhaitant minimiser leurs injections.

  • Les foyers fonctionnant au gaz, au fioul ou aux granulés qui souhaitent se débarrasser de leur combustible coûteux et nécessitant un entretien important pendant l'été.

  • Les personnes possédant une grande installation photovoltaïque et qui disposent encore d'énergie après avoir chargé une batterie.

« Il s’agit d’une étape intermédiaire abordable dans la transition énergétique », conclut Defrancq. « Tout le monde ne peut pas débourser 20 000 euros demain pour une rénovation complète avec une pompe à chaleur, mais pour 1 500 euros, on peut déjà réduire considérablement sa consommation d’énergies fossiles. »

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